2 262 octets supprimés, 21 septembre 2012 à 06:36 Les lignes suivantes ont été ajoutées (+) et supprimées (-): 400 000 sacs de graines bio pour soutenir les abeilles Avec le soutien de plusieurs ONG, Nature & More (1) a lancé une campagne internationale : « Les abeilles adorent ce qui est biologique ». Elle consiste à distribuer 400 000 sacs gratuits de graines de fleurs biologiques pour les abeilles en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Suède et en République tchèque. A partir de là, les initiatives insolites fleurissent pour en faire bon usage. Aux Pays-Bas, plus de 1000 cyclistes dispersent ainsi ces graines sur une piste cyclable de 1000 km de long. "En 2007, des scientifiques ont estimé à 35 % la part de récoltes alimentaires mondiales dépendantes des pollinisateurs, dont les abeilles sont les représentantes. Pourtant, malgré l’accumulation de preuves de l’impact des pesticides sur les abeilles, la situation évolue lentement. Très récemment, une étude allemande a calculé que la valeur des services de pollinisation écologique est passée d’environ 151 milliards d’euros en 1993 à 265 milliards d’euros en 2009" En 2007, des scientifiques ont estimé à 35 % la part de récoltes alimentaires mondiales dépendantes des pollinisateurs, dont les abeilles sont les représentantes. Pourtant, malgré l’accumulation de preuves de l’impact des pesticides sur les abeilles, la situation évolue lentement. Très récemment, une étude allemande a calculé que la valeur des services de pollinisation écologique est passée d’environ 151 milliards d’euros en 1993 à 265 milliards d’euros en 2009. (article signé Cécile Cassier pour Univers Nature) 25-04-2012 A l'instar de l'homme, les abeilles manient des concepts abstraits Selon une récente étude scientifique (1), la compréhension et l’utilisation de concepts tels que « même », « différent », « au-dessus » ne sont pas réservées à l’homme et à quelques primates comme on le croyait jusqu’alors. Des chercheurs viennent de démontrer que les abeilles sont capables de manipuler de tels concepts, notamment pour accéder à une source de nourriture. Le dispositif utilisé présentait un orifice délivrant soit de l’eau sucrée (récompense), soit une goutte de quinine (punition). Etaient placées autour de ce distributeur, des images dont le dessin et la disposition indiquaient par associations respectives où se trouvaient la récompense et la punition. Au bout d’une trentaine d’essais, les butineuses identifiaient sans faute l’association d’images conduisant à l’eau sucrée. Elles ont ainsi prouvé qu’elles comprennent à la fois les concepts de « au-dessus / au-dessous », de « à côté » et de « différence ». Ces travaux remettent en question le fondement selon lequel seuls des cerveaux mammifères, de taille importante, peuvent assurer l’élaboration d’un savoir conceptuel. Ils montrent également que la formation de concepts est possible sans langage. Cécile Cassier1- Parue dans la revue PNAS, cette étude a été réalisée par l'équipe du professeur Martin Giurfa au centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier), en collaboration avec Adrian Dyer de l’Université de Melbourne (Australie).
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